Témoignages et rapports de volontaires

Au retour de leur mission de Congé Solidaire, tous les volontaires remplissent un rapport de mission.Un indice de satisfaction des volontaires1 de 4,7/5 en 2016.

Nicolas est parti au Cambodge (Siem Reap Kantuot)
du 03/03/2018 au 18/03/2018 sur le projet n°1690 (Mécanique-soudure)

Le centre CKN se trouve a 1/2 heure de tuk-tuk de Phnom Penh. PP est une très jolie ville mais si comme moi vous préférez le calme de la campagne a l'agitation des grandes villes asiatiques vous ne serez pas déçue.

A mon arrivé au centre j'ai pris contact avec Saroeun un des fondateurs du CKN et responsable du centre. Il est très investit pour ses élèves et très travailleurs. Le contact est immédiatement bien passé avec lui, il est d'une extrême gentillesse. Je fait avec lui le tour du ( très grand ) site. Malheureusement on voit que ce centre est sous exploités, les possibilités y serait formidables mais fautes de soutien et donc d'argent il n'est occupé que par une vingtaine d'élève et formateurs.

La chambre que j'ai occuper et plus que correct, le lit confortable et la salle de bains fonctionnel ( c'est la seul chambre avec une SDB privative, elle est réservé aux invités).

Les repas sont pris avec Saroeun, ils sont préparés par les élèves et sont typiques du Cambodge c'est un régal !
J'ai plusieurs fois proposés mon aide pour la confection des plats mais les élèves refuse, c'est presque frustrant mais je pense que c'est leur hospitalité qui veut ça.

Les journées de travail commence à 8h30 et se termine à 17h30. La pause de midi est bien mériter par cette chaleur. Les premiers jours je ne faisait pas de sieste mais j'ai vite compris son importance au moment de reprendre le travail. Le corps est très sollicité avec le soleil et Saroeun me dit qu'il ne sert a rien de s'épuiser mieux vaut terminer la mission a son rythme plutôt que de la voir s'interrompre a cause de la fatigue.

En dehors de la formation les élèves du centre sont plutôt timide, la barrière de la langue n'aidant pas. Mais il est toujours possible d'improviser une conversation.

Je vous conseille de vous éloigner du centre pendant votre temps libre, prenez un vélo et parcourez les chemins longeant les champs,la campagne est magnifique, attention a ne pas vouz faire surprendre par la tombée rapide de la nuit (17h30-18h00)
Juste en face du centre se trouve un magnifique ensemble de pagode et un temple en construction. Les bonzes ne manqueront pas de vous saluer et de vous questionner sur votre présence dans ces lieux.

Lucie est partie au Cameroun (Ebodjé (village à 50 Km De Kribi))
du 24/02/2018 au 10/03/2018 sur le projet n°2220 (Biodiversité)

Quelle incroyable aventure! C'est une réelle satisfaction d'avoir pu participer à cette mission aux cotés de chacun des membres de l'association Tubé Awù.
Ebodjé est un village de 1000 habitants (majoritairement des pêcheurs) il se situe dans la province Sud du Cameroun, à environ 4 heures de Douala. Les conditions de vies à Ebodjé sont plus précaires que celles auxquelles nous sommes habitués. Il n'y a pas d'électricité et l'accès à l'eau est limité. Le débit des forages présents dans le village est faible, il faut parfois attendre 30 minutes pour obtenir 10 litres d'eau. La source principale d'eau reste donc la rivière. On apprend très rapidement à se laver avec moins de 7 litres d'eau par jour.

Les Tortues Marines sont intégralement protégées au Cameroun depuis l'arrêté du N°0565 / 14 Août 1998, fixant la liste des animaux de classe A : espèces rares en voie de disparition.
Tubé Awù mène des actions en faveur de la protection de la biodiversité marine et de la conservation des tortues marines en :
- apportant des informations sur les tortues marines via une salle d'exposition au sein des locaux de l'association.
L'objectif majeur étant de, faire connaitre pour mieux préserver.
- sensibilisant à leur prise en compte lors des activités marines (notamment la pêche) dans le quotidien des habitants d'Ebodjé.
(captures accidentelles, gestion des déchets, braconnage...)

La conservation des tortues passe donc par, une présence régulière sur les plages pour dissuasion, re transplantation de certains nids, et de la sensibilisation auprès des habitants. J'ai donc pu contribuer à chacune de ces actions lors des patrouilles matinales et nocturnes ainsi qu'en menant des actions de sensibilisation ludiques auprès d'enfants.
Mais malgré l'implication des membres de l'association et des volontaires, le braconnage reste courant en raison des traditions et d'une économie locale peu développée.

L'association qui en a parfaitement conscience met actuellement en place des projets annexes pour apporter au village d'Ebodjé des ressources économiques alternatives, aux actes de braconnages.
En effet, éligible au Programme des Petites Initiatives (PPI) proposé par l'Union International pour la Conservation de la Nature (UICN) ,Tubé Awù va bénéficier d'une subvention du Fonds Français pour l'Environnement Mondial (FFEM).
Le PPI finance des projets concrets sur des actions spécifiques de conservation et sur la valorisation durables des ressources naturelles, favorisant ainsi le développement socio-économique des populations.

L'ensemble du programme de Tubé Awù est extrêmement bien construit :
D'une part, il s'agit d'appuyer la conservation de la biodiversité en améliorant les connaissances sur l'habitat des tortues marines et ainsi renforcer la préservations de leurs zones d'alimentations (herbiers ) en réalisant une cartographie du littoral.
D'autre part, renforcer la sensibilisation auprès des adultes et promouvoir l'éducation environnemental auprès des enfants. Sur ce dernier point, j'ai pu participer à la construction du projet de livret pédagogique, support du cours d'éducation environnementale destiné aux enfants du primaire.
Enfin, il s'agit de permettre une valorisation économique de l'environnement au profit de la population locale. Le développement communautaire est rendu possible avec l'écotourisme et l'amélioration des cultures locales, en l'occurence le manioc, la banane plantain et la noix de coco. La valorisation de ces ressources et leurs retombées économiques permettront aux populations d'être moins dépendantes des ressources halieutiques et donc de réduire leurs impacts sur l'écosystème marin.
L'association c'est donc structurée avec un ingénieur en gestion des pêches et des écosystème aquatiques et d'une ingénieurs des travaux forestiers, pour mener à bien l'intégralité du programme.
Présente lors de la demande d'ouverture d'un compte bancaire associatif pour bénéficier du PPI (professionnelle du secteur pour la banque de référence de l'économie sociale et solidaire), j'ai pu aisément orienter l'association Tubé Awù sur le formalisme et la liste des documents à produire.

En parallèle, a déjà démarré sur Ebodjé, la construction d'une antenne du Centre de Recherche sur les Ecosystèmes Marin située à Kribi. Il s'agira d'une antenne locale de l'Institut de Recherche Agricole pour le Développement (IRAD), spécialisée sur les Tortues Marines. En somme, l'ensemble des actions menées concrétisent la genèse du programme de Conservation des Tortues Marines sur la côte Atlantique de l'Afrique porté par l'Herpétologue Français, Jacques Fretey en 1998.
Je suis heureuse d'avoir pu être utile et ainsi apporter ma contribution pour la réussite des multiples actions menées, dans la perspective de la création d'un futur Parc National Marin : Manyangue na Elombo.

Pour conclure, ma joie est immense et mes souvenirs nombreux. Je suis ravie de mettre engagée dans tant d'actions (le hasard fait bien les choses avec l'ouverture du compte bancaire, mais surtout les patrouilles matinales et nocturnes, le nettoyages des plages , la sensibilisation, les activités pédagogiques avec les enfants, la participation à la construction du cours d'éducation environnementale...) autant d'actions qui font sens à votre projet de conservation.

Je garderai de cette mission pleins de beaux souvenirs, l'émerveillement d'avoir relâché 9 bébés Tortues Luth et 56 bébés Tortues Olivâtres, mais aussi les souvenirs des personnes rencontrées...
Une experience rendue inoubliable grâce à l'accueil et aux nombreux échanges avec les habitants d'Ebodjé.
A chacun des membres de l'association Denis, Nestor, Albert et particulièrement à Marlène et Xavier, merci, pour votre remarquable engagement et le partage de vos connaissances.
Alors, AKEVA ALA MOTO MWÉPI en langue Iyas (Merci à tous).

Fondation Crédit Coopératif, Planète Urgence, Délégué national de PU au Cameroun, Tubé Awù, villageois d'Ebodjé.

Stephane est parti au Cambodge (Sen Monorom)
du 17/02/2018 au 04/03/2018 sur le projet n°1828 (Vidéo)

Sabrina est partie au Pérou (Comas)
du 10/02/2018 au 24/02/2018 sur le projet n°2278 (Ressources Humaines)

Condition de travail excellent

Un coup de cœur pour Sylvie et à Marion. Deux personnes enrichissantes qui m'ont appris beaucoup sur l'histoire du Pérou, la culture, les habitudes de travail et de vie.
Deux personnes exceptionnels qui ont contribué à la bonne réalisation de ma mission.

L'association est disposé comme une maison :
RDC : restaurant et la pâtisserie
1er étage : Les bureaux pour travailler
2 étage : Les chambres
3eme étage : Une cour pour prendre l'air TOP le soir

Adeline est partie au Cambodge (Kep)
du 13/01/2018 au 28/01/2018 sur le projet n°2243 (Comptabilité et Gestion)

Bonjour à toutes et à tous,

Me voilà revenue de ma mission à Kep au Cambodge (du 13 au 28 janvier 2018) avec des souvenirs plein la tête.

Au départ je devais former Sokha une animatrice cambodgienne sur des procédures administratives. Mais la veille de mon départ, j’apprends que Sokha change de structure.

Du coup, j’ai travaillé avec la Directrice de l’école « le Jardin des Langues à Ayvarady », Madame Anne PARISIS, française, 26 ans, qui m’a très bien accueillie. L’école se déroule en deux temps : accueil des enfants en centre de loisirs (en début d’après-midi) et dispense de cours en fin de journée (anglais et français). Ainsi, nous avons pu créer le projet pédagogique de la structure, une fiche de poste et le contrat de travail pour le futur Responsable du centre de loisirs ainsi que deux fichiers (Word et Excel) pour la gestion courante du centre. Nous étions une Directrice (Anne), 6 bénévoles français et moi.

15 jours. C’est court et en même temps j’ai le sentiment d’y être restée des mois. Au début c’est déroutant (la mission qui change, le vol, la chaleur, les odeurs, les personnes qu’on ne connaît pas, les paysages, les locaux,…). Puis, après cette période d’adaptation de deux jours, on prend ses marques. Des nouvelles habitudes viennent. Les visages deviennent familiers et rassurants. On découvre peu à peu les lieux qui nous entourent, la pauvreté, les déchets partout peu traités, des chiens errants partout. Mais aussi la gentillesse des locaux, les vaches qui vivent en totale liberté, la motivation des bénévoles, le choix des expat’ à vivre à Kep..

Après seulement 15 jours, notre regard change sur le monde qui nous entoure. On se dit qu’avec peu on peut vivre heureux. J’ai vu des cambodgiens détenir un petit terrain et vivre en famille avec leurs 2 vaches et leurs quelques poulets sans électricité sans internet sans eau potable. J’ai vu une famille de 5 personnes (2 adultes et 3 enfants) sur une moto ! J’ai vu une mamie vivre dans la rue à même le sol.. Bref, des gens simples qui ne se plaignent pas.

Et quand on se rend compte que le Cambodge est composé de 75 % de paysans, à cause de la guerre de Polpot encore bien présente, on se prend « une claque ». Mais ce pays si discret avec ses traditions ancestrales ne demande qu’à s’ouvrir au monde..

Le système scolaire renaît doucement de ses cendres et nombreuses sont les Associations locales et étrangères qui apportent un complément éducatif et un lien social à la population locale. L’école pour laquelle j’ai travaillée et le resto solidaire d’à côté tenu par des retraités français en sont des parfaits exemples.

J’ai donc eu la chance de faire de très belles rencontres tant avec les locaux qu’avec des français (bénévoles, expatriés et retraités).
Et même si la pauvreté est omniprésente, je garderais en mémoire leur profonde gentillesse et les sourires authentiques des locaux. Je n’oublierais jamais également la motivation et la détermination d’Anne à rendre heureux tous ces enfants en leur offrant un super cadre.

Je tenais à remercier mon employeur sans qui je ne serais sans doute jamais partie dans ces conditions, tout le personnel de l'Association Planète Urgence avec qui m'a soutenu dans cette mission incroyable, Anne et tous les bénévoles pour leur professionnalisme et leur gentillesse ainsi que toute l'équipe formidable du restaurant solidaire "le DODO" composée de Sandrine, Patrick, Brigitte et Polo.

Enfin, ,je tenais à dire que je suis profondément convaincue que tout le monde peut apporter quelque chose en toute humilité et ce peu importe l’âge, le niveau de responsabilité et la catégorie socioprofessionnelle. En donnant un peu de son temps, chacun est le maillon d’un magnifique projet. Je souhaite de tout cœur qu’il y aura de nouveaux volontaires. On revient transformé d’une expérience comme celle-ci.

“Savoir partager son temps, c'est savoir jouir de la vie.”
“Apprendre, partager, tant qu’y a de l’échange, y a de l’espoir.”

Merci d’avoir pris le temps de me lire.

Jérôme est parti au Cameroun (Ebodjé)
du 13/01/2018 au 27/01/2018 sur le projet n°2270 (Web)

Nous sommes arrivés à Kribi et nous avons ensuite pris une voiture pour rejoindre le village où l'association est située. C'est à peu près 2 h sur des pistes. Il avait fortement plu la veille. Avec la voiture, nous avons traversé plusieurs trous remplis d'eau jusqu'au moment où la voiture fût noyée en plein dans un trou d'eau. L'eau a monté jusqu'à nos hanches. Nous étions trempés et nos affaires aussi. Le pc portable que j'avais avec moi a été un petit peu trempé. Il a dû sécher un peu avant de pouvoir être démarré et il a démarré...

Pendant la mission, nous avions l'intention de faire de la cuisine française à nos hôtes et notamment un gâteau au chocolat sans four. Nous avons écouté les conseils de nos hôtes et nous avons réalisé un superbe gâteau grâce au bain marie et du sable.

Pendant un ramassage de déchets dans le village, quelques personnes sont venus nous prêter main forte et notamment des enfants. D'autres avaient honte de nous voir faire ça. D'autres nous ont demandé pourquoi. La plupart ne voyait aucun intérêt à cela. Mais à Bangangté, ils ont réussi à faire que les déchets ne soient plus un problème. cela va se faire petit à petit dans le sud.

Stephane est parti au Cameroun (Ebodjé (village à 50 Km De Kribi))
du 13/01/2018 au 27/01/2018 sur le projet n°2220 (Biodiversité)

les bénévoles de l'asso sont remarquables , que ce soit dans leur engagement ou dans le partage de leur connaissance
condition de vie tres correctes malgré la chaleur et l'humidite

Céline est partie au Cambodge (Kampot)
du 06/01/2018 au 21/01/2018 sur le projet n°2285 (Base de données)

A l'arrivée, après pratiquement 24 heures de voyage, le directeur de samaky m'a emmenée manger du poulet et du riz à 9h du matin puis il m'a fait visiter la région avant de nous arrêter dans un village pour lequel samaky a fait construire une école car ils organisaient une cérémonie en son honneur. J'ai donc été dans le bain dés mon arrivée. J'ai eu l'occasion de rencontrer directement les gens du village et de voir leurs conditions de vie.
Le premier jour de mission, j'ai découvert qu'ils utilisaient déjà une base de données et je ne voyais pas ce que j'allais pouvoir leur apporter de plus. Il a fallu m'adapter et orienter la mission sur une formation plus générale dans es outils bureautiques.
Pendant les 2 semaines de mission, tous les après-midi un des participants amenait des fruits exotiques ou des spécialités locales à manger. C'était l'occasion de partager un bon moment tous ensemble.
Ils m'ont également fait visiter une plantation de mangrove et le dernier jour, nous avons passé la journée dans un village de pêcheurs pour lesquels samaky va faire construire des infrastructures. Ça m'a permis de voir leurs actions sur le terrain.
Je me suis vite habituée aux trajets à vélo sous 35° car la distance était courte.

1 Une des questions du rapport de mission demande au volontaire un "niveau de satisfaction général" sur sa mission de Congé Solidaire. A partir des réponses à cette question fermée à laquelle le volontaire peut répondre par passable, satisafaisante ou excellente, nous calculons cet indice de satisfaction.

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